Interview du 3 Février 2022.

Festival 1001 Notes en Limousin

 

JEUDI 3 FÉVRIER 2022

 

Jean Pierre et Juliette Armanet seront le bouquet final du Festival 1001 Notes le 30 juillet 2022, une batterie de solistes classiques interpréteront la musique du compositeur Jean-Pierre Armanet agrémenté de pièces du répertoire de musique classique. Sa fille, la chanteuse pop star Juliette Armanetnous fera l’honneur de sa présence pour chanter quelques uns de ses tubes enflammés au piano.

 

Quel a été votre parcours musical ?

J’ai eu une formation pianistique classique à laquelle j’ai voulu ajouter un cursus plus moderne. Grâce à « l’American School » de Paris, je me suis tourné vers le jazz/blues et l’improvisation.

Il y a une quinzaine d’années, après avoir composé des musiques pour le cinéma, une amie, pianiste professionnelle, Martine Vialatte, m’entendant improviser, m’a invité à coucher mon travail sur le papier. Travail compliqué pour moi qui consistait à fixer une musique jusqu’alors assez « intuitive » qui bougeait en fonction de l’instrument sur lequel je jouais… A l’issue de cette rencontre, cette magnifique pianiste a joué certaines de mes premières pièces !

 

Quelle prestation allez-vous faire au Festival 1001 notes cet été ? 

 

Pour cet été, j’ai rassemblé quelques courtes pièces de mon répertoire, soit pour piano solo, soit pour piano avec voix ou instruments (comme les percussions). Dana Ciocarlie assurera la partie  piano. En effet, elle a créé déjà quelques une de mes pièces et m’a commandé des œuvres qu’elle interprète régulièrement.

Je vais aussi prendre le risque de l’improvisation, peut-être en jouant sur les thèmes des comptines pour enfants….même s’il risque d’y avoir « 1001 fausses notes » ! Paradoxalement, j’ai peu l’habitude de me produire en public, mais je souhaite que le public m’accompagne dans cette démarche, reconnaisse les thèmes et écoute ce que l’on peut en faire ! La musique se partage évidemment, elle doit parler à tout un chacun.

Bien sûr il y aura aussi ma fille, Juliette Armanet, qui sera là avec moi.   Dans son dernier album, elle a repris une musique que je jouais quand elle était enfant. Peut-être, vais-je l’accompagner au piano pour cette chanson, nous verrons….

Ce travail est le résultat d’une belle idée d’Albin de la Tour que nous avions rencontré l’an dernier au Festival 1001 notes. Nous avons travaillé main dans 

la main. Nous nous sommes écoutés, je pense que, grâce à cette belle collaboration, ce sera très réussi.

Quel regard portez-vous sur la musique classique ?

Évidemment, c’est mon terreau de départ, même si, dans ma famille, seule ma mère aimait la musique. Nous n’avions que deux ou trois disques à la maison, j’ai donc formé mon oreille par la suite avec enthousiasme et voracité, écoutant tout sans distinction …Aujourd’hui il semble que ce soit plus difficile de faire entendre la musique classique . Je regrette en effet l’absence de formation musicale populaire en France, elle se pratique par contre aux USA ou dans les pays anglo-saxons, des pays qui n’hésitent pas à faire jouer des petits orchestres dès l’enfance. Cependant, certains jeunes interprètes, ( je pense par exemple à Guilhem Fabre, un très grand pianiste qui joue depuis son camion-scène) ont décidé de diffuser la musique autrement, dans les villages, dans les campagnes, là où elle ne pénètre jamais. Cette démarche fera son chemin !

 

 

 

La musique classique peut être perçue comme une musique élitiste en effet… 

Oui, peut-être… enfin c’est de l’élitisme qui repose sur quoi finalement ? Nous venons souvent de milieux où la musique est absente, cela n’empêche pas les musiciens professionnels d’aujourd’hui d’avoir de l’enthousiasme et une formation solide. Il faudrait peut-être plutôt former l’auditoire afin qu’il soit prêt à écouter « toutes » les musiques, à faire les ponts, sans discrimination entre le classique, le jazz, la variété et le rap. Je pense que c’est un peu le but de ce festival, c’est ça qui me plaît …

Quelles sont vos sources d’influences musicales ? 

Principalement les pulsions ambiguës de la ville contemporaine, les rythmes précipités et les atmosphères psychologiques délétères qui nous rendent souvent trop éloignés les uns des autres. Il y a toujours chez le citadin une sorte d’attraction un peu morbide pour sa propre ville, comme un spleen tenace…

Également me tiennent à cœur les grandes tragédies collectives de notre temps ( séismes, attentats de masse, migrations dramatiques…)   Elles révèlent pour moi une forme de vérité humaine absolue à travers la fragilité globale de notre petite planète. Ces tragédies à grande échelle nous invitent finalement à toucher notre humanité et à dépasser des clivages politiques obsolètes. Il y a là pour moi, de façon paradoxale, comme un véritable désir de vie, une source quotidienne d’inspiration qui me permet de regarder la vie et la mort en face. Cette inquiétude devient logiquement un authentique instrument de sensibilité.

Propos recueilli par Thomas Lecrohart

 


Journal Le Monde. 10 décembre 2021

Article de David Patterson. Chairman of the Performing Arts Department at UMass Boston

Le PECQ. N°  de Février 2020.

Conférence du 5 Décembre 2019.

 


TV78 Interview télévisée: Jean-Pierre et Juliette Armanet.

Teaser du concert:“Voyage Américain"

Journal “Le Parisien" 4 Décembre 2019

 

Courrier des Yvelines

13 Novembre 2019

Article de Thomas Richardson.

Journal du Pecq  

octobre 2019

Le Télégramme. 

8 Avril 2019.

Radios

" Lampedusa, Oratorio des Migrants"  

ITW JP Armanet / Christian Delord. "Radio A ".  18 Juillet 2016. Nîmes .


Le Parisien 18 Mars 2016

Proteste. Mars 2016