"Les molécules de la Terre vibrent à l'unisson avec celles du corps" (Jean-Pierre Haigneré).

Tous les humains qui ont voyagé dans l'espace décrivent comme une révélation leur lien essentiel à la Terre comme s'il avait fallu s'en éloigner pour le comprendre...

Ainsi, comme le voyage elliptique dans l'espace qu'effectue la Terre, cette sonate se veut l'évocation musicale et poétique d'une planète résolument personnifiée qui se pensait elle-même comme seule et définitivement abandonnée.

Double évocation de ce vertige: vertige métaphysique, mélancolique, esthétique mais aussi vertige angoissé devant la destruction sans conscience de notre Terre et impatience d'une véritable prise de conscience planétaire forment un scénario musical dramatique pour cet opus dans lequel piano et violon se révoltent, se perdent et sombrent ensemble.